Méthode la dissertation

La dissertation de philosophie

 

Sa nature, ses étapes, sa présentation 

 

 

Sa nature 

 

La dissertation de philosophie est un exercice écrit destiné à réfléchir sur un sujet qui prend toujours la forme d’une question  (Exemples : Faut-il tolérer toutes les opinions ?; Peut-on désirer sans souffrir ?) Elle est philosophique dans la mesure où elle cherche à susciter un effort d’interrogation et de raisonnement. 

Il ne suffit pas d’exposer son opinion sur la question mais il s’agit d’apporter une argumentation personnelle qui prendra en compte différentes réponses possibles afin d’établir celle qui paraît la plus pertinente.

 

 

Ses étapes

 

1) Définir  les termes du sujet afin de bien le comprendre. Parfois un même sujet peut avoir plusieurs sens en fonction de la manière dont on définit les termes.  Il faut rechercher tous les sens possibles du sujet même si on ne les retiendra pas tous.

 

2) Trouver une problématique.   Le sujet n’est pas philosophique en lui-même ; il le devient quand on élabore une problématique. Pour cela, il faut transformer la question en problème. Comment ? Il faut montrer qu’il n’y a pas de réponses évidentes.

 

3) Défendre une position personnelle en rapport avec la problématique. Même s’il n’y a pas de réponses évidentes, on doit en choisir une position sur le sujet et la défendre  en formulant des arguments pour la justifier: la dissertation doit prendre une forme démonstrative.

 

4) Prendre en compte les objections possibles. Il faut examiner les objections possibles qu’on pourrait opposer à la position qu’on défend.  Cette confrontation avec un point de vue opposé ou différent à celui qu’on défend oblige à nuancer ou approfondir la position de départ.

 

 

Sa présentation

 

L’introduction  apporte une amorce, une définition rapide des termes du sujet ; une problématique  et annonce le plan.

 

Le développement est construit généralement en trois parties  dans lesquelles se trouvent la défense d’une thèse ; la prise en compte d’objections, et l’approfondissement de la position de départ.  

 

La conclusion apporte rappelle le cheminement de la réflexion, apporte une réponse synthétique à la question posée et indique éventuellement des prolongements possibles.

 

A éviter :

 

- La copie catalogue : on expose un grand nombre d’opinions et de références mais sans  prendre soi-même position.

- La copie historique : on retrace l’histoire d’une notion ou d’un problème de façon chronologique.